Cartographie : une base pour anticiper l’obsolescence
L’obsolescence ne commence pas par une rupture mais par un manque de visibilité. En développant notre logiciel de gestion de l’obsolescence, un principe s’impose : toute anticipation repose sur la clarté. Ce premier article présente notre module de cartographie et le socle qu’il pose pour la suite.
MODULE
2/11/20262 min lire
Alors que nous poursuivons le développement de notre logiciel de gestion de l'obsolescence chez Greentrack GENIUS, une chose s’impose clairement : toute anticipation efficace commence par la visibilité.
À mesure que le produit prend forme, nous souhaitons partager certains des principes qui guident son développement, en commençant par une capacité que nous considérons comme fondamentale : la cartographie.
L’obsolescence commence bien avant l’alerte
Dans la plupart des organisations industrielles, l'obsolescence s’installe progressivement. Elle est souvent amplifiée par une information fragmentée et une visibilité limitée sur les systèmes.
Dans leurs environnements de production, les entreprises gèrent :
Des machines et des lignes de production
Des pièces détachées et des équipements
Des connaissances techniques et opérationnelles
Dans de nombreux cas, des systèmes de production similaires déployés sur plusieurs sites ou chez plusieurs clients
Lorsqu'un problème survient, la difficulté est rarement d'identifier qu’il existe. Elle réside bien plus souvent dans le fait de savoir par où commencer.
Que signifie la cartographie
La cartographie est souvent réduite à des inventaires ou à des listes d’actifs. En réalité, elle va bien au-delà.
La capacité de cartographie sur laquelle nous travaillons vise à offrir une vue structurée et partagée des actifs industriels, en apportant des réponses à quelques questions essentielles :
De quoi disposons-nous ?
Où est-ce utilisé ?
Quel rôle cela joue-t-il ?
Comment ces éléments sont-ils liés entre eux ?
Cette approche permet de dépasser la simple lecture par référence. Deux machines peuvent différer par leur marque, leur fournisseur ou leur numéro de pièce, tout en assurant la même fonction opérationnelle. Identifier ces équivalences fonctionnelles transforme la manière de comprendre et d’appréhender les risques d’obsolescence.
Deux points de vue complémentaires
Pour refléter la réalité industrielle, la cartographie s’appuie sur deux points de vue complémentaires :
Un point de vue littéral (qu’est-ce que c’est ? où est-ce ?)
Un point de vue fonctionnel (à quoi cela sert-il ? quel rôle cela joue-t-il ?)
Le croisement de ces points de vue révèle des liens entre les actifs, les lignes de production et les organisations, qui restent souvent invisibles lorsque l’information est cloisonnée.
Cartographier les connaissances, pas seulement les équipements
L’obsolescence ne concerne pas uniquement les composants physiques.
Un premier niveau d’analyse consiste aussi à comprendre :
Où se situent les connaissances critiques ?
Quelles équipes maîtrisent quels systèmes ?
Comment l'expertise est liée à des machines ou à des fonctions spécifiques ?
La perte de savoir-faire peut avoir un impact aussi fort que la perte d’un composant.
Un point de départ indispensable
Avant toute anticipation, avant toute décision stratégique, un élément est essentiel : la clarté.
Cette première capacité de cartographie vise à établir des bases solides et à aider les organisations à construire une compréhension partagée de leur environnement industriel, les préparant ainsi à l’avenir.
